Upa Upa Tahiti vous présente le portrait d’Eudoxie FAUA, une jeune polynésienne, fan de ukulélé qui vient de rentrer du Québec pour retrouver son île natale et sa famille.
Ukulele préféré

Ia Ora Na Eudoxie, peux-tu nous parler de toi et de ton parcours ?

Ia Ora Na! Je m'appelle Eudoxie Hinarava Faua, j'ai 23 ans et j'arrive tout droit du Canada où j'ai fait mes études. J'y ai vécu pendant 5 ans et aujourd'hui je pense que c'était le moment pour moi de rentrer. Je suis designer de formation mais j'ai toujours été attirée par la musique, j'ai grandi dans une famille typiquement polynésienne. La musique fait partie de notre vie, mon père est musicien et je crois que ma passion pour la musique vient de lui. Parfois le matin au moment de prendre le petit déjeuner, il nous arrive de juste prendre le ukulélé à côté et de se taper des sessions jam en mangeant ! Même chose pour la famille, on peut faire la bringue jusqu'à pas d'heure.

Tu as vécu plusieurs années à Montréal, peux-tu nous parler de ta vie là-bas ? Qu’est-ce que tu as adoré chez nos amis canadiens ?

C'est sûr que c'est complètement différent de la vie que l'on connait des îles, c'est très dynamique. Il y a beaucoup de choses à faire, Montréal c'est une ville étudiante, tu découvres de nouvelles choses tous les jours. Il y a l'adaptation aussi, personnellement je pense m'être bien intégrée, je dirais que le plus difficile c'est l'hiver, le froid. C'est tellement dépaysant, c'est sûr que la chaleur de notre Fenua nous manque à un moment ou un autre.

Mais c'est une expérience à vivre. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai commencé à apprendre le ukulélé. Je cherchais un moyen de me sentir comme "à la maison", de réchauffer mon cœur et la musique a été pour moi un vrai antidépresseur. 

Comme au Québec, nous avons une grande culture musicale en Polynésie et je trouve ça important de la garder et de la préserver. Au Québec, j’avais l’habitude d’emmener mon ukulélé partout avec moi le week-end où que l'on aille, et de partager ma joie de la musique tahitienne aux autres.

Les québécois sont accueillants, une valeur de chez nous que j'ai étonnement retrouvé là-bas. Ils sont aussi très gentils. Mais ce que j'ai aimé le plus je pense, c'est l'ouverture d'esprit qu'ils ont et leur charmant accent bien sûr. Ils adorent Tahiti et sont très intéressés par la culture polynésienne quand on leur en parle. C'est quelque chose que j'ai pu partager là-bas. J'ai d'ailleurs gardé des liens avec mes amis canadiens et j'espère que je les reverrai prochainement !

Peux-tu nous dire quel est ton artiste québécois préféré ?

Alors, ça va être dur de répondre car j'en ai trois en fait ! Soran Dussaigne, Safia Nolin et Roxanne Bruneau. Des artistes de ma génération auxquels je m'associe par leurs textes et leur style de musique.

Quel est ton morceau préféré de ukulele ?

Je dirais "Dream a little dream of me" et dans un répertoire plus local je dirais "Te Anavai Ora"

 Une dernière question pour la route, quel est ton artiste polynésien préféré ?

J'aime beaucoup Eto que j'ai découvert au Canada, notamment avec "Parataito" et Pepena que j'écoute depuis mon adolescence. Dans les artistes emblématiques de la culture polynésienne je dirais Bobby Holcomb pour son amour pour la culture polynésienne que l'on retrouve dans son art et sa musique.

Mauruuru!